Le plein d’oxygène et de grands espaces – Araules – Partie 1

Général Le 15 février 2016 0

« Je vous emmène à l’extrémité Sud de notre territoire sur la commune d’Araules rencontrer Régine et François Manevy, deux véritables passionnés de territoire, d’histoire et de culture. »

Agriculteur retraités, Régine et François m’ont fait découvrir leurs richesses locales durant une journée. Leur  accueil et leur sens de partage vont de pair avec nos valeurs locales. Ce fut une succession incroyable de découvertes, d’anecdotes et de paysages grandioses que je vous propose de découvrir ensemble.

« Ceux  qui découvrent notre région sont émerveillés par la beauté des paysages et des grands espaces qui offrent quelques spectacles grandioses tels un lever de soleil depuis le Pic du Lizieux à 1388m d’altitude ou  la découverte de la chaîne des Alpes par temps clair. Dans le massif du Meygal, au sommet du Testavoyre culminant à 1436m, la vue nous révèle ce pays des sucs : « Ô  païs caboussa coume de darbounèiros»  comme le dit si bien le Docteur Alphonse Boncompain dans un poème en occitan (patois), la langue de notre terroir si  imagée et si chantante.

Le pays d’Araules qui a vu naître François et qu’il n’a pas quitté, a séduit Régine : un pays où la nature apporte calme et ressourcement ; un pays de bosquets, champs et pâturages arrosés par les rivières de l’Auze et de la Nayme, si poissonnières, et qui ont alimenté jadis tant de moulins ; un pays hérissé de buttes volcaniques dont les anciens ont taillé la pierre de phonolite pour bâtir leur maison et la couvrir de lauzes ; un pays où la vie s’écoule sereinement : vie rurale avec ses habitants simples, accueillants et chaleureux ; une vie active grâce aux entrepreneurs (laiterie, scieries, forestiers), artisans, commerçants, associations, écoles et agriculteurs dont certains sont éleveurs de « Fin gras du Mézenc ».

PARTIE 1 : PATRIMOINE

L’abbaye de Bellecombe

L’abbaye de Bellecombe était l’une des quatre abbayes de moniales cisterciennes filiales de l’abbaye de Mazan ; les trois autres étant Mercoire en Gévaudan, Séauve-Bénite et Clavas en Velay.
Le premier lieu pour cette communauté fut choisi sur une terre donnée par la famille de Chalencon, sur le côté nord au pied du Suc-Ardu, également appelé Suc de l’Église, dans un des vallons de la montagne du Meygal. L’emplacement s’avéra rapidement trop ardu : climat trop froid, approvisionnement compliqué par un trop grand éloignement de tout centre d’habitation, et un cours d’eau à proximité qui s’avéra insuffisant pour le fonctionnement d’un moulin — un élément favori des cisterciens. De plus l’isolement du lieu mettait les moniales, leurs servants et leurs visiteurs à risque. Dom Estiennot écrivit que « les loups et autres bêtes sauvages dévorent parfois les familiers, les serviteurs et les servantes », ce qui en langage de l’époque signifiait la menace de gens mal-intentionnés laissant les bêtes sauvages finir leur besogne. Les ruines encore présentes en ce lieu indiquent un établissement d’une superficie assez restreinte.

 

Abbaye de Bellecombe

Abbaye de Bellecombe

En 1209, environ soixante ans après sa fondation et sur la demande de Bertrand de Chalancon, alors évêque du Puy (1202 – 1213), le monastère fut transféré à trois ou quatre kilomètres du Suc-Ardu dans un lieu nommé Bellecombe. Ce nouveau lieu était bien abrité des vents du Nord, dans un climat plus doux. Un petit ruisseau y coule.

 

 

Notre Dame d’Araules

Notre Dame d'Araules

Notre Dame d’Araules

« De la carrière de trachyte du suc du Clarel qui domine le bourg d’Araules, on a extrait les pierres qui ont permis de reconstruire l’église qui abrite le célèbre « tableau de Notre dame d’Araules » classé en 2015 ; un trésor qui proviendrait de l’abbaye royale de Bellecombe, toute proche.

 

 

 

 

 

Maison d’assemblée de Combevieille

Maison d'assemblée à Combevieille b

Maison d’assemblée à Combevieille 

A partir du XVIIe siècle, une institution se développa dans le Velay. Les Béates, des sortes de religieuses laïques, se dévouaient à la population du village. Dans leur maison d’habitation appelée assemblée, elles apprenaient aux enfants à lire et écrire, aux jeunes filles la dentelle sans oublier le catéchisme. Elles venaient en aide aux plus nécessiteux, accompagnaient les mourants et rythmaient la vie du village en appelant les habitants à des temps de prière dont le mois de Marie. Tout proche d’Araules, l’assemblée de Montvert, des Valentins ou des Margots ont conservé leur intérieur typique. »

 Le pont romain

« En suivant l’Auze, on admire un vieux pont inscrit sur la carte « Pont Romain » : un petit bijou d’architecture en pierres sèches avec ses deux arches romanes.

Le pont de Sabatoux

Le Pont de Sabatoux

Le Pont de Sabatoux

Ce pont construit aux environs de 1550 par Claude Sabatier, maitre de Compoix autrement dit notaire royal, est appelé ici le « pont de Sabatoux » D’autres rivières sont à découvrir en forêt du Meygal. Ce sont des rivières de pierre que l’on appelle les « chirats » ou « chiers » dus à l’érosion glaciaire qui s’étendent parfois sur 200 mètres de dénivelé. »

 

Publication de la suite de cette rencontre à venir …

 

Sylvain Goudard

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